L'agence Nouvelle des Solidarités Actives met en œuvre des actions expérimentales de lutte contre la pauvreté, en partenariat avec les pouvoirs publics et les entreprises. Cette association a été créée en 2006 à l'initiative de Martin Hirsch et de Benoît Genuini, qui était alors président d'Accenture France et qui a quitté son poste pour se consacrer à plein temps à cette aventure.
L'Agence apporte aux collectivités territoriales son expertise pour mener à bien des expérimentations dans le domaine de l'insertion. Les thèmes retenus concernent la modernisation du RMI, notamment par le biais de l'expérimentation du Revenu de Solidarités actives (RSA). L'Agence développe aussi des programmes relatifs aux modes de garde d'enfants, à la mobilité et à l'accès au crédit (via le micro-crédit). Elle s'intéresse aussi aux questions sanitaires, comme l'organisation des soins dans les zones sous-médicalisées.
Accenture soutient l'Agence notamment par le biais du mécénat de compétences.
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Solidarité Active : de l’expérimentation à la généralisation
Le RSA est désormais une réalité. L’Agence Nouvelle des Solidarités Actives, soutenue par la fondation Accenture, n’est pas pour autant au bout de sa mission. « Notre association a été créée en janvier 2006 en premier lieu pour expérimenter le RSA sur le terrain avec des collectivités locales », rappelle Benoît Genuini, son président. « L’adoption du RSA va nous amener à faire évoluer notre mission : nous allons passer de l’expérimentation à l’assistance à la mise en œuvre. En l’occurrence, nous accompagnerons les projets de conduite du changement au sein des départements qui sont en charge du dispositif. » L’Agence Nouvelle des Solidarités Actives, qui compte actuellement une quarantaine de salariés travaillant à plein temps, va donc être amenée à grossir.
Outre le RSA, qui représente 70 % de son activité, l’Ansa mène d’autres types d’action dans le domaine de l’insertion. L’agence travaille par exemple sur la coordination des dispositifs d’accueil des personnes en difficulté. « Actuellement, les différents intervenants travaillent « en silos », conseils généraux, municipalités, services de l’emploi ou de la formation ne fonctionnent pas en mode transversal. Nous avons ainsi fait une étude dans un département où 80 aides différentes sont distribuées via 19 organismes ! » explique Benoît Genuini. Il est question d’un « portail de l’insertion » pour éclairer les citoyens perdus dans ce maquis.
Autre sujet : le micro-crédit non professionnel, qui permet à des personnes en grande difficulté d’acquérir le véhicule, le permis de conduire, la garde-robe qui vont leur permettre d’amorcer une resocialisation.
« Nous lançons aussi des expérimentations sur l’insertion via les nouvelles technologies », complète Benoît Genuini. Du pain sur la planche en perspective pour les deux consultants à temps plein qu’ Accenture met à la disposition de l’Agence.